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Feedbacks sur mes écrits

1962- Commentaire sur "L'esprit de corps, ses caractères et ses fonctions"

"Ce devoir est bon et surtout très prometteur.
- Sens de l'analyse sociologique (rare à ce point sur les 120 copies d'étudiants que j'ai vues jusque là)
- expression, articulation de la pensée, concepts et nuances maniés
a) sont dans la ligne du "genre" (bonne copie d'étudiant)
b) témoignent de maturité d'esprit, de vivacité, de curiosité
Lettre jointe :
"En vous renvoyant votre devoir, je voudrais ajouter quelques mots au commentaire scolaire porté sur votre copie.
Vous me posiez une question [Me lancer dans une licence de philo à 31 ans, alors que je donne 25 heures de cours par semaine, c'est un investissement lourd. M'encouragez-vous à persévérer ?] 
Ma réponse est catégorique :
Vous devez faire des études supérieures complètes. La note que je vous ai mise est la meilleure sur un paquet d'une centaine de copies […]
Je ne sais si vous avez lu aussi peu que vous le dites. En tout cas, votre tournure d'esprit, votre type d'expression écrite font que vous réussirez facilement dans des études anthropologiques.
Naturellement je suis surtout catégorique pour la Sociologie (votre aptitude à ce genre d'analyse étant évidente). Mais pour autant que j'ai fait de la Philosophie (étant agrégé de Philosophie), vos qualités, si la Philosophie vous attire, doivent vous ouvrir, à mon avis, l'accès à ce genre d'études.
Faites donc une licence de Philosophie. Mais pourquoi ne pas songer ensuite à une spécialisation sociologique ? Encore une fois l'intérêt de votre analyse improvisée du problème (surtout si comme vous le dites, vous n'avez pas fait de nombreuses lectures sociologiques) m'a frappé, par comparaison avec les travaux d'étudiants en sociologie dont beaucoup seront pourtant, dans les années qui viennent, des vacataires ou des chercheurs en ce domaine."

1963 - Commentaire sur "Les discussions politiques – Essai d'analyse sociologique"
"Mêmes remarques que l'an dernier : Tout ceci me paraît excellent. Evidemment nous sommes fort loin de la dissertation où les références culturelles devront tenir plus de place; Vous foisonnez en hypothèses, efforts interprétatifs pour faire varier l'angle d'interprétation, toutes aptitudes surtout utiles dans la recherche" […]

Jean-Claude

Passeron

Prof. de sociologie, auteur de nombreux ouvrages, signa avec Pierre Bourdieu plusieurs livres dont

Les Héritiers
et La Reproduction.

J'étais alors étudiant en philo avant de bifurquer vers la socio
et la psycho

2003- Après la publication de mon essai, Longuement subir puis détruire

"J'ai profité de l'été pour lire l'ouvrage que vous avez eu la gentillesse de m'envoyer, et je l'ai  beaucoup apprécié. Je trouve votre concept de violance particulièrement opérant pour analyser bon nombre de situations sociales. L'idée que la violence ne doit pas seulement s'analyser comme désir de destruction de l'autre, mais comme processus de négation,  d'instrumentalisation au profit de ses propres objectifs, me semble très importante. Elle souligne à quel point  les discours sur l'autre, la place spécifique qui lui est donnée et la  représentation qui en est donnée comptent dans les processus d'exclusion. Ce n'est pas  qu'on ne veut plus de l'autre ; on en a au contraire besoin. Bien sûr, tout cela permet  d'analyser beaucoup plus finement  la question du racisme comme celle du sexisme.  Cela rejoint des préoccupations que l'on exprimait dans notre ouvrage Mots à maux et que  Pierre continue à analyser dans son travail sur le corps d'exception.

J'ai aussi été très sensible à la manière dont la production de discours empêche  les  violances d'être perçues comme telles. Ayant étudié, dans le cadre de ma thèse, les  discours sur les quartiers dits sensible, leur rhétorique ultra consensuelle et en même temps  profondément misérabiliste, cela a fait écho à beaucoup de choses. Je crois que Pierre vous a contacté pour vous demander l'autorisation de diffuser vos textes  sur le site LMSI. J'espère que vous serez d'accord. (...) Je serai en tous cas toujours ravie de lire vos textes. Ils me familiarisent aussi à des  références psychanalytiques qui me sont largement étrangères mais dont la combinaison  avec des travaux sociologiques me semble très intéressante..

Sylvie Tissot

(maître de conférence en sociologie à l'université de  Strasbourg, co-fondatrice avec Pierre Tévanian du site www.lmsi.net
("Les Mots Sont Importants")
–– qui mettra en ligne un certain nombre de mes textes. J'ai découvert lmsi à l'occasion de sa campagne richement argumentée contre la loi qui chasse des collèges et des lycées publics, les fillettes et les adolescentes qui s'obstinent à garder un foulard sur la tête.

"... Cette transition pour vous dire que j'ai bien lu votre livre, et que je l'ai beaucoup apprécié, et que je voulais vous recontacter même si j'ai un peu tardé à le faire.
À une ou deux  réserves près (une remarque qui m'a semblé trop   univoque sur le sens de la réappropriation du stigmate "pédé" par les homosexuels, et l'analyse de la grève des transports qui m'a semblé évacuer trop la dimension "stratégie politique pour se faire entendre " au dépens de la seule dimension "violence contre l'usager pour se défouler de toute la violance subie").

L'ensemble m'a enthousiasmé, tant par le projet d'ensemble (attirer l'attention sur les formes les plus "invisibles" de la violance, distinguer la violance des dominants de la violence des dominés) que par la forme, que je trouve particulièrement bien accordée au "fond", en ce sens que la clarté, la précision de l'expression, et l'absence de tout recours à  des références implicites, présupposées chez le lecteur, fait que votre livre est pour moi un modèle assez rare par son absence totale de violance symbolique à l'égard du lecteur (notamment absence de cette "exclusion de la compréhension" dont vous parlez à un moment). Ce type de rapport au lecteur  est finalement assez rare, même chez les "meilleurs auteurs".

[...] Enfin, accepteriez vous de m'envoyer en fichier le chapitre VIII du livre, sur les "violances symboliques" ? Nnous pourrions le mettre en ligne sur le site (en indiquant sa provenance, le livre, bien entendu), dans la rubrique "De l'importance des mots", consacré à des textes généraux sur le pouvoir des mots. Je verrais bien une publication en plusieurs fois, en suivant vos sous- parties, le tout dans une sous-rubrique qui reprendrait le titre du chapitre."

Pierre Tévanian
www.lmsi.net

prof. de philosophie, auteur de Ministère de la peur. Réflexions sur le nouvel ordre sécuritaire (L’Esprit frappeur, Paris, 2003), et co-auteur (avec Sylvie Tissot) de Stop quelle violence ? (L’Esprit frappeur, 2001) et du Dictionnaire de la lepénisation des esprits (L’Esprit frappeur, 2002).

"Je regrette bien de ne pas avoir lu plus tôt votre livre. Je l'aurais mentionné dans la bibliographie de la nouvelle édition de La Fessée qui va bientôt paraître.    J'ai trouvé votre livre à la fois très clair et plein de subtilités qui vous permettent des analyses très fines de nos propos quotidiens. Et j'ai bien souvent retrouvé dans vos idées mes propres convictions. D'ailleurs, une bonne trentaine des livres que vous citez dans votre bibliographie ont été à un moment ou l'autre de ma vie, des livres de chevet.   

J'ai particulièrement apprécié (je vous le livre en vrac) :         
-votre analyse des mises en boîte et vanneries, d'autant plus que j'ai longtemps subi les taquineries d'un ami d'enfance lui-même victime d'un père franchement sadique;        - le Déluge premier génocide; (je vous signale qu'il y a aussi dans les Actes des apôtres le premier autodafé, mais je n'ai plus la référence);   
  - la citation de Fritz Perls, que je ne connaissais pas, et qu'on devrait lire à toutes les cérémonies de mariage (p. 62);         
- le rapprochement de Barbe bleue et  de l'histoire d'Adam et Eve;      
- votre interprétation du sacrifice d'Abraham (je me suis souvent réjoui, enfant, d'avoir un père qui ne m'aurait jamais fait le coup du bûcher, même si Dieu le lui avait demandé; ceci dit, comme tous les autres épisodes de l'histoire d'Abraham le présentent comme un homme qui cherche toujours à sauver la vie, y compris la sienne - même en livrant sa femme (deux fois!) - je me demande si l'ordre de Dieu de sacrifier son fils n'est pas en fait une transposition de la coutume de brûler les premiers nés, et s'il n'a pas inventé l'histoire de l'ange pour justifier sans prendre trop de risques (c'est pas moi, c'est l'ange qui l'a dit!) le passage du sacrifice humain au sacrifice animal;        
- votre analyse de la porte qu'on tient ouverte;       
- les significations imposées et la langue de bois (je vous signale que j'ai publié en français le livre du jésuite (un jésuite pas du tout jésuite!) Friedrich Spee sur la persécution des sorcières au XVIIe siècle : Cautio criminalis, et que Spee, qui a été confesseur de sorcières et a vite compris de quoi il s'agissait, a fait une remarquable analyse de la novlangue des inquisiteurs et des persécuteurs de sorcières);
- et à propos des euphémismes, vous reprenez, mais je suppose que c'est de façon ironique car vous citez Le Réel escamoté dans votre bibliographie, un euphémisme de Freud que je trouve abominable : "séduction" pour abus sexuel ;        
- à propos des mots pédophile et de pédéraste, j'ai eu la même réaction que vous dans un article écrit pour la revue Alternatives non-violentes; j'ai même éprouvé le besoin de créer le mot "misopédie", comme on dit misanthropie ou misogynie, pour caractériser toutes les formes de cruautés à l'égard des enfants et le sentiment qui les anime;        
- la nécessité d'un échange ouvert avec les élèves sur les images que suscite un thème qu'on va aborder (j'ai été prof) pour dissiper les malentendus;       
  - ce que vous dites de la baisse du niveau de la violance en Europe, à l'exception des familles originaires d'Afrique où les parents ont été élevés à la bastonnade (l'objection à laquelle vous faites allusion dans votre note sur les Etats-Unis (p.192) ne me paraît pas tenir : les châtiments corporels à l'école y sont encore utilisés dans 22 Etats, les plus racistes et ceux où la peine de mort est le plus souvent appliquée; il n'est donc pas étonnant qu'ils aient en général approuvé la guerre en Irak).  [...]       

 Bref, je vous remercie beaucoup de votre livre que je compte relire et faire lire. Je vais le signaler dès ce soir sur une liste de discussion à laquelle je participe et que fréquentent plus ou moins régulièrement 300 personnes environ." 

Olivier Maurel

(http://monsite.wanadoo.fr/oliviermaurel/ ancien professeur de lettres, proche d'Alice Miller, a publié plusieurs livres dont "La fessée" (La plage, 2003). Surtout, il est le fondateur de l'Observatoire de
la Violence Educative Ordinaire
(http://www.oveo.org),
association à laquelle on peut adhérer…

Je trouve votre recherche très stimulante et notamment cette distinction capitale entre violance et violence, à laquelle je souscris.

Françoise Héritier

anthropologue
professeur au Collège de France

"La thèse soutenue me paraît courageuse et juste. Il n'est pas habituel de décrire l'évolution des personnes en termes de "réponse" à la "violance" ou plutôt en terme de passivité et soumission, qui se transforme éventuellement en autre chose, en insistant sur l'incapacité à dire et à s'exprimer, sur l'impunité et la bonne conscience de ceux qui exercent la violence. Je regrette que tu ne cites pas davantage de cas et que tu te contentes souvent de clarifier des concepts. Mais ce n'est pas inutile,.. En tous cas bravo, et continue dans ce sens."

Michel LOBROT

http://lobrot.ndi.fr/
(prof. - Sciences de l'Educ. à PARIS VIII
– Il faudrait un livre entier pour parler de mon admiration et de mes divergences… Pour moi, il est avant tout  celui qui ouvrit la porte sur la pédagogie institutionnelle, sur la pensée de Carl Rogers, la non-défensivité et la psychologie humaniste.

… "la réflexion et les outils que tu proposes me semblent très utiles."

Edmond Marc

prof. de psycho sociale à Nanterre,
auteur de nombreux livres,
notamment L'Ecole de Palo Alto, Retz

Je trouve votre site intéressant. Je suis étudiante et je travaille sur la négation. Je viens de découvrir votre site mais j'avais déjà lu quelques pages de votre ouvrage "longtemps subir...". Votre travail me semble rejoindre des problématiques chères au linguiste américain G. LAkoff (avec sa notion de recadrage 'reframe') et à Bourdieu (violence symbolique).. Peut-être mes rapprochements ne viennent que d'une connaissance très superficielle de votre travail, qu'en pensez-vous?
Merci de nous donner matière à penser, notre époque en a bien besoin.

Helene B.

étudiante

Jeune étudiante dans une matière éloignée de la psychologie j'ai découvert avec joie vos recherches.
Je suis fasciné par votre recherche sur le doxodrame. Je vais continuer la decouverte de votre site qui, je crois, n'a pas fini de révolutionner ma pensée.

Je suis enthousiasmé mais je me réserve un temps de digestion avant de faire des remarques (elles ne seraient qu'élogieuses, donc quasiment inutiles) et remplir consciencieusement le questionnaire.

Juste : je me suis retrouvé comme il y a dix ans, quand j'avais décidé de lire Bourdieu. J'étais alors étudiant en Français Langue Etrangère. Il y avait cette impression étrange et rassurante de lire ce que l'on aurait souhaité être le produit de notre propre réflexion après une étude (outillée conceptuellement) de nos émotions et trajets dans la vie sociale... Je pense qu'il est des recherches sur internet ce qu'il devait être de la recherche de l'or dans des mines sombres.
On trouve un endroit propice, on y revient, encore et encore. On creuse, on cherche et puis un jour : une pépite.

Je viens de découvrir votre site sur la violence qui me semble très intéressant. Je prépare un mémoire professionnel sur "Enseigner la violence en histoire : l'exemple de la Révolution française". Je vous ferai part de mes recherches si vous le souhaitez.

Nicolas L.

professeur d'histoire-géographie

Yohann B.

Camille L.

Si vous trouvez ce site intéressant et utile, partager sur les réseaux sociaux vous aurez peut-être envie que vos amis et correspondants le découvrent à leur tour. 

  Vous pouvez m'écrire 

igorreitzman@gmail.com  

( Précisez si vous souhaitez que votre texte soit mis en ligne) pour vous procurer le livre imprimé Longuement subir puis détruire

si le téléchargement (gratuit) de 193 pages (accessibles depuis le Sommaire)vous semble lourd.

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